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NOTRE BLOG: "(Re)vues d'en haut"

28 avril 2012

Hommage à Erhard Loretan, un an plus tard

Classé sous: Hommage — jwicky @ 19 h 13 min

Cher Erhard,

Erhard Loretan est décédé il y a une année, le 28 avril 2011, le jour de ses 52 ans. (Keystone)

Tu disais avoir réalisé tes rêves… en concrétisant ceux des autres. Avoir atteint le but de ta vie lorsque tu partageais ta passion. Lorsque tu étais le magicien qui enchantait ceux qui foulaient ta trace. Partager. Tu sonnais sans cesse les cloches de ce verbe. Elles résonnent aujourd’hui au détour de chaque vallée, à l’ombre de chaque sérac et sous l’écume d’une neige cristalline soufflée d’une arête, à qui veut bien l’entendre.

De ton vivant, jamais je n’ai été au bout de ta corde mais tu existais comme un modèle. Pas seulement pour l’image de l’alpiniste de l’extrême. Le mérite qui t’était dû servait de toile de fond à mon admiration. Non, l’image qui a survécu, c’est celle de l’homme. La légèreté de tes pas, de roche en roche, reflétait le silence qui te caractérisait. Parler, c’était de trop. La montagne en plus, le superficiel en moins.

De nombreuses fois, il a suffi de regarder ces lignes acérées déchirant le ciel pour t’imaginer les parcourir. Le chemin que tu avais choisi ne s’est pas brusquement arrêté ce 28 avril 2011, il y a tout juste une année. Il s’est démultiplié pour exister dans le cœur de chaque passionné de ces lieux où l’émerveillement se consomme sans se consumer. De l’alpiniste hors pair, tu étais devenu un guide, pour être depuis année, Le guide. Ta dignité, en assumant ce qui était le pire drame de ta vie, a construit l’image d’un homme à vif, certainement pas invincible ni écorchable mais assurément éternel.

Tu disais que la montagne n’était pas une fuite. Pourtant, ce jour de décembre 2001 une réalité bien trop forte t’a subitement rattrapé. Il a fallu réapprendre  à vivre et retourner, inlassablement, gravir et t’engager à souffrir vers ces sommets. Ton sac ne s’était pas alourdi, mais tu emportais chaque jour avec toi le poids de ta conscience. L’altitude ne te ralentissait pas. Elle te rapprochait du ciel. Je t’imagine y courir et sentir cette force, cette troisième personne, sur laquelle tu pouvais mettre un prénom.

Erhard, tu manques à la montagne. Sand doute regrette-t-elle le regard que tu portais sur elle, admiratif et craintif à la fois. Elle ne se serait jamais lassée du respect que tu lui vouais, même si parfois tu la courais à un rythme ahurissant. Trop pressé de toucher le ciel mais assez patient pour le savourer.

Elle a pourtant choisi de te reprendre. Pourquoi ? J’ose penser que le destin existe, et qu’il exécute parfois son pouvoir impitoyablement. Depuis un an, personne ne veut vraiment croire à ton absence. Impossible, incroyable, irréaliste, impensable. Ce sont ces mots qui font toujours écho, lorsqu’on parle de toi, en regardant vers le haut.

Tu disais enfin que le sommet, n’était pas un but, que l’important c’était de revenir. Peut-être que la montagne a décidé de te garder, ne supportant pas de te voir venir… et repartir. Elle a conservé ta présence, là-haut, près des cimes où chacun pourra t’imaginer. Le but, mon cher Erhard, sera de venir te toucher la main et t’entendre me dire de redescendre, pour mieux revenir. A un de ces jours, sans doute.

Julien Wicky

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8 mars 2012

La Patrouille des Glaciers, une inconnue en Suisse?

Classé sous: PDG — jwicky @ 16 h 07 min

La Patrouille des Glaciers aura lieu à 25 au 28 avril prochain. HOFMANN

 

La Patrouille des Glaciers aura encore lieu en 2014, nous vous annoncions cette nouvelle en primeur ce mercredi 7 mars 2012. Accueillie comme un soulagement chez les corps de l’armée concernés et chez tous les passionnés de cet évènement mythique, cette annonce résonne en fait dans tout le canton. Les vrais fans de foot diront peut-être le contraire mais osons penser que cet évènement qui se tient tous les deux ans mobilise au moins autant la population valaisanne qu’une finale de coupe jouée par le FC Sion.

A la traîne en Romandie?

Élevée au rang de mythe en terre valaisanne, La Patrouille des Glaciers peine pourtant à mobiliser les esprits au-delà de nos frontières cantonales. Quant à la suisse alémanique, la course y est totalement inconnue, à quelques rares exceptions près. Ce jeudi matin, la majorité des quotidiens romands et autres sites internet ne titraient pas sur l’assurance d’une édition en 2014. On pouvait en revanche lire: « La Patrouille des Glaciers est complète, 1800 déçus sur liste d’attente », « La Patrouille des Glaciers doit résonner en Suisse » suivi, en quelques lignes d’un résumé de ce que sera la mythique course en avril prochain.

Cette réactivité suffit à soulever l’inquiétude. Comment prétendre que la course doit devenir un évènement national et intéresser les suisses alémaniques alors que la majorité de la Romandie titre sur un évènement connu et figé depuis le mois de… novembre, date où le tirage au sort a eu lieu? Je me réfugie derrière les propos d’Ivo Burgener, gageant que l’âme de la Patrouille des Glaciers ne quittera jamais le Valais, et quelque part c’est tant mieux. Reste qu’avant de déplorer l’attitude des suisses-alémaniques, certains devraient faire rayonner cette course d’abord dans les cantons romands. L’information et la PdG y gagneraient, eu lieu et place de céder à l’opportunisme et se jeter sur une information dépassée, distillée en guise de résumé d’une conférence de presse à Zürich sur le partenariat entre Swisscom et le commandement de la PdG. On ne comptait plus, sur les homes de divers sites ce matin, les superlatifs et les images donnant le vertige, quitte à en faire un peu trop.

Un (trop?) bref rayonnement

Du 25 au 28 avril prochain, ces mêmes médias couvriront l’entier du tracé, faisant de cette course un évènement national et international. La haute montagne existera, brièvement, sur les écrans. Terrain paradoxal de plaisir et de souffrance pour plus de 4000 coureurs, elle fera rêver certains et glacera le sang d’autres, férus d’une montagne où il fait bon progresser en solitaire. Soudainement appropriée par tous, passionnés et parfaits novices, la Patrouille des Glaciers rayonnera, en dehors du Valais, le temps d’un instant. Cela étant, pour exister en tant que tel, le mythe devra s’entretenir, à l’échelle nationale. Il ne suffira pas de se glousser d’un moment de gloire pour le ski-alpinisme durant cette dernière semaine d’avril.

Sans quoi, un jour plus proche que l’on pourrait croire, certains annonceront que la PdG n’existe plus… avec six mois de retard.

Julien Wicky

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29 novembre 2011

Lorsqu’on mélange highline et base-jump…

Classé sous: Extrême — jwicky @ 14 h 38 min

L’adrénaline ne connaît pas de frontière.
Le documentaire « I Believe I can Fly (flight of the frenchies) » l’illustre à merveille.
Sébastien Montaz, réalisateur français de l’extrême a suivi quatre de ses compatriotes dans des épreuves insolites.

A Chamonix, dans les gorges du Verdon, dans les fjords norvégiens et même… à Paris.
Ces quatre personnages ont mélangé la highline et le base-jump. Cocktail détonnant.

Et qu’est ce que c’est?

La highline est une discipline consistant à fixer une sangle à deux extrémités et de la parcourir, tel un funambule.
Dans sa version classique, cela se fait entre deux arbres, à quelques centimètres de sol ou au-dessus de l’eau.
Eux, ils ont choisi de le faire à plusieurs centaines de mètres. La logique voudrait qu’ils s’assurent. C’est le cas… ou presque.

C’est là que le base-jump intervient. Lorsque de s’assurer avec une longe n’est pas assez excitant, ils choisissent de le faire avec un… parachute.
Cela donne lieu à des scènes extraordinaires et vertigineuses, filmées de l’intérieur. Se lancer au bout d’une corde et se lâcher dans le vide. Se pendre par les pieds et tomber.
« Lorsque j’imagine que j’ai le parachute dans le dos, il y a aucun problème », entend-on dans la bande-annonce.

Pour le plaisir des yeux et des oreilles – grâce à une bande originale exceptionnelle – voici le trailer qui circule sur internet.
La version complète – 40 minutes – est disponible sur le site du réalisateur: www.sebmontaz.com

Par Julien Wicky

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De la randonnée et du ski… le même week-end.

Classé sous: SKI — jwicky @ 9 h 15 min

Ce week-end, trois stations valaisannes ouvraient leurs portes.

Veysonnaz, Verbier et Zinal avaient en effet préparé quelques kilomètres d’or blanc.
Les températures fraîches et le travail acharné des équipes ont permis d’utiliser au mieux le potentiel des canons à neige.

Je me suis rendu dans la station anniviarde pour une première sortie de l’année.
Bilan? Surpris en bien, bien qu’un peu dure en fin de journée, la neige était bien préparée.
Notez qu’il est préférable d’avoir les carres bien aiguisées et le traditionnel coup de fart du début de saison n’apportera que du mieux.

Pour la petite histoire, profitant des températures agréables, j’ai troqué mes skis contre mes chaussures de marche, le lendemain. Sur le versant d’en face, la montée vers le Roc de la Vache est assez raide mais la vue au sommet est exceptionnelle. Tout en ayant les pieds au sec, profitez de lorgner sur les 4000 avoisinants et déjà blancs, et devinez les skieurs sur le domaine de Zinal. Comptez environ trois heures au départ de la station.

A vos lattes ou vos chaussures. Avant la neige, vous avez encore le choix!

Par Julien Wicky

La neige était bonne mais l'ambiance blanc-vert... particulière.

Sous le Roc de la Vache, à environ une heure de marche de Zinal, c'est une belle vue d'automne qui nous attend. On devine, en haut à droite, les quelques pistes préparées sur le domaine.

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21 novembre 2011

Bienvenue sur (Re)vue d’en haut

Classé sous: Non classé — jwicky @ 18 h 07 min

Bienvenue à tous,

Pourquoi (Re)vue d’en haut?

Un  simple mélange entre la revue et les vues, entre les textes et les photos, entre les auteurs. C’est en effet un blog mixte, qui rassemble deux journalistes et un photographe. En montagne, peut-être plus qu’ailleurs, les mots peinent à rendre compte d’une réalité. Les visages y sont souvent marqués et les terres souvent contrastées. Associer textes et images semblaient donc être une évidence pour évoquer le plus fidèlement la réalité.

Pour qui ?

Ce blog n’est pas élitiste. Il ne s’adresse pas exclusivement aux randonneurs, aux alpinistes ou aux grimpeurs. Amateurs ou professionnels, sportifs ou non, cette page rassemble tous les amoureux de la montagne.

Quoi?

Des idées de ballades que nous avons accomplies, des portraits de gardiens de cabanes, de bergers, de figures mythiques de l’alpinisme, le tout accompagné de photos et parfois de vidéos. (Re)vue d’en haut c’est aussi le relais de l’actualité de la montagne; grands exploits, nouveautés, au niveau local, national ou international. Sans pouvoir être exhaustifs, les choix seront volontairement subjectifs. Suivez le guide!

 

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